Adresse IP locale statique sous Debian

Pré requis :
  • Avoir une connexion réseau fonctionnelle.
  • Disposer d’un accès root.

Dans cet exemple, je souhaite assigner l’adresse 192.168.0.20 à ma machine. Mon routeur est à l’adresse 192.168.0.1. De plus, ma carte réseau a comme nom eth0.

  1. Récupérer les infos de la connexion actuellement en fonctionnement. Normalement on en aura pas besoin, mais ça peut toujours servir.
ifconfig eth0 > info

Voila. Ainsi, le fichier info contient tout ce qu’il vous faut savoir sur votre connexion.

  1. La configuration se fait dans le fichier /etc/network/interfaces. Par défaut, votre carte est configurée en DHCP. Il doit donc y avoir une ligne de type iface eth0 inet dhcp. Commentez-la en ajoutant un # devant :
# iface eth0 inet dhcp
  1. Maintenant, il faut rajouter en dessous (toujours dans ce fichier interfaces) les infos nécessaires à la carte pour se connecter :
iface eth0 inet static
        address 192.168.0.20
        netmask 255.255.255.0
        gateway 192.168.0.1

Bien sûr, adaptez ces lignes à votre configuration fonctionnelle (que vous avez sauvegardé dans l’étape 1)

  1. Redémarrer la carte :
ifdown eth0
ifup eth0

Et voila. Vous pouvez vérifier avec la commande ifconfig.

Posted in None at May 22nd, 2009. Comments.

Installation de Debian Lenny (minimal)

Pour des raisons de tests, je dois installer une Debian sur une machine virtuelle. Même si je l’ai souvent fait, je vais profiter de l’occasion pour l’expliquer ici, dans l’espoir que cela servira un jours à quelqu’un.

Nous allons donc voir comment installer une Debian Lenny (5.0). Même si je trouve le processus est relativement simple, il convient de ne pas se tromper.

L’installation est prévue pour faire de la machine un serveur et / ou une boîte à outils (utilisation du système comme ensemble de petits logiciels pour effectuer des tâches ponctuelles et spécifiques qu’il aurait été plus compliqué / long d’effectuer sur un autre système). Je vais procéder à cette installation sur une machine virtuelle, gérée par Parallels 4 (pour Mac). Notez bien que la procédure est pour ainsi dire la même que ce soit sur Parallels, VirtualBox, ou directement en dur.

Image ISO Debian Lenny sur le bureau

Image ISO Debian Lenny sur le bureau

Étape 1 : se procurer Debian

Pour cela, pas 36 manières : direction debian.org, section “Obtenir Debian”. Parce que je suis pressé et que j’ai une bonne connexion internet, je vais choisir de télécharger une petite image amorçable. Pour information, ces images sont petites à télécharger (150 Mo environ), elles contiennent le minimum pour lancer l’installation système. L’installateur s’occupera ensuite de télécharger le nécessaire pour continuer. On les appele des images “netinstall”. Il nous faut maintenant choisir notre architecture système. En général ce qui passe bien, c’est les i386. Si vous vous lancez dans une installation en dur, vous pouvez choisir par exemple amd64 si vous disposez d’une machine à deux processeurs logiques (enfin, c’est plus compliqué que ça, mais passons).

Étape 2 : création de la machine virtuelle

Commencez par lancer Parallels 4. Si l’assistant de création de nouvelle machine virtuelle ne se lance pas (ce qui est le cas lorsque vous avez déjà une machine virtuelle d’installée), cliquez avec le bouton droit sur l’icône de Parallels dans votre dock, puis choisissez New . Cela doit avoir pour effet de lancer l’assistant.

Operating system detection

Fenêtre operating system detection

Fenêtre operating system detection

Cet écran vous demande où est votre CD qui va vous servir à installer le système d’exploitation, afin d’essayer de détecter le type d’OS que vous voulez installer. Dans notre cas, il s’agit d’une image CD. Sélectionnez donc CD/DVD Image, puis Choose… . Une petite fenêtre habituelle de Mac s’ouvre, vous devez alors selectionner l’image ISO que nous avons télécharger tout à l’heure.

Cliquez ensuite sur Continue.

Detected system: Debian GNU/Linux

Detected sytem: Debian GNU/Linux

Detected sytem: Debian GNU/Linux

Le titre de l’écran vous indique que Parallels a bien détecté notre ISO comme étant Debian GNU/Linux. Il vous propose un nom par défaut à la nouvelle machine virtuelle : je n’ai pas d’imagination, j’ai choisis de ne pas le changer.

Cliquez sur Create.

Prepare to install Operating System

Prepare to install Operating System

Prepare to install Operating System

Rien à régler sur cet écran. Cliquez simplement sur Done pour passer à la suite.

Écran de la machine virtuelle

Ecran de la machine virtuelle

Ecran de la machine virtuelle

Vous voici enfin devant l’écran de la machine virtuelle. Cliquez sur le bouton Start en haut à gauche pour lancer la machine virtuelle et procéder à l’installation de Debian.

Étape 3 : installation de Debian

Bon, c’est partit pour rentrer dans le vif du sujet. Après lancement de la machine virtuelle, vous voici devant le menu de boot de Debian :

Ecran de boot Debian

Ecran de boot Debian

Je ne vais pas entrer dans le détail de ce que fait chaque menu. Choisissez donc l’option par défaut : Install. Validez avez la touche Entrée.

Là, le système va se charger en mémoire. Cela peut prendre plus ou moins de temps, tout dépends de votre machine !

Une fois le chargement terminé, vous vous retrouvez devant un écran type de l’installateur de Debian. Sachez que la souris n’est pas disponible à ce moment là : les déplacements ne se font donc qu’avec les touches fléchées du clavier et la touche Entrée pour valider. Cependant, notez qu’en bas de l’écran se trouve une petite aide à la navigation (sous forme de texte en blanc).

Bien. Vous devez donc être devant l’écran de choix de langage :

Choix de la langue

Choix de la langue

Pour ma part, je choisis le Français. Pour vous éviter de le chercher longtemps, tapez directement la touche F, qui vous amènera aux langues commençant par la lettre F.

Validez avec Entrée.

Vous voici devant le choix du pays où réside votre serveur :

Choix de la localité

Choix de la localité

Ne soyez pas parano, ce paramètre est utilisé pour détecter quel serveur est le plus proche de vous pour vous aiguiller dans des choix que l’on va voir plus tard.

Choix de la disposition du clavier

Choix de la disposition du clavier

Choisissez la disposition de votre clavier suivant vos besoins. Si vous avez un clavier Français AZERTY de base, laissez fr-latin9, il va très bien. Validez avec Entrée.

S’en suit diverses détections de matériel, téléchargement de modules etc… Vous n’avez pas votre mot à dire. Vient ensuite l’écran vous demandant le nom de votre machine (pour mieux la détecter sur le réseau) :

Nom de la machine

Nom de la machine

Appuyez sur Entrée pour continuer.

Entrez ensuite le domaine réseau. Pour ma part, mon réseau local est largement peuplé de machine sous Windows, donc le nom de domaine est : WORKGROUP

debian-domaineAppuyez sur la touche Entrée pour passer à la suite. Viens ensuite le partage de disque dur. En général, je choisis une configuration manuelle, car j’ai le plus souvent des besoins spécifiques. Pour le coup, je choisis le partionement automatique :

Choix du type de partionnement

Choix du type de partionnement

Puis je choisis d’utiliser un disque entier :

Choisir disque entier

Choisir disque entier

Il faut ensuite choisir le disque à formater. Facile pour nous, il y en a qu’un :

Choisir le disque

Choisir le disque

Pour des raisons de simplicité, je choisis de tout mettre dans une seule et même partition :

Tout mettre dans une seule partition

Tout mettre dans une seule partition

Récapitulation de la liste des changements à effectuer :

Récaptitulation des changements

Récaptitulation des changements

Demande de confirmation des changements :

debian-part6

Demande de confirmation

Le disque virtuel va donc être reformaté.

Vous devez ensuite entrer votre mot de passe root (administrateur) deux fois :

Mot de passe root

Mot de passe root

Vous allez ensuite devoir configurer votre premier compte utilisateur par cette suite d’écran que je ne commenterais pas car ils sont explicite :

Nom d'utilisateur

Nom d'utilisateur

Pseudo de l'utilisateur

Pseudo de l'utilisateur

Mot de passe utilisateur

Mot de passe utilisateur

Une fois le nouveau compte utilisateur créé, vous devez ensuite définir le miroir APT a utiliser (c’est là que les informations de pays entrées plus tôt vont servir) à travers ces deux écrans :

Choix du pays

Choix du pays

Choix du miroir

Choix du miroir

Maintenant votre miroir est choisi. Vous devez ensuite entrer les informations supplémentaires nécessaire à la connexion, tel que le proxy :

Proxy

Proxy

J’ai laissé vide car je n’utilise pas de proxy.

Viens ensuite le popularity-contest. Ce programme a pour but de déterminé quels logiciels sont les plus utilisés pour les favoriser. Pour ma part, j’ai choisis non :

Popularity contest

Popularity contest

Après quelques téléchargements divers, l’installateur vous demande quels logiciels installés, via une liste très sommaire. Mon but étant d’avoir une machine la plus sobre possible pour ensuite y installer ce que je veux : je décoche tout et je continue :

Logiciels à installer

Logiciels à installer

Les logiciels demandés vont donc être téléchargés, installés et configurés automatiquement.

GRUB est un logiciel permetant (entre autre) de lancer le noyau Linux. Il est donc absolument nécessaire au fonctionnement du système. Répondez donc oui à l’écran suivant :

Installation de GRUB

Installation de GRUB

GRUB va donc être installé. Quelques petits paramétres système vont être configurés. Vous voici à la fin de l’installation.

Fin de l'installation

Fin de l'installation

Et voila. C’est finit. Appuyez sur Entrée et regardez votre machine virtuelle redémarrer. Vous voilà sous Debian !

Posted in None at April 26th, 2009. Comments.

WakeOnLan sur un serveur Debian

Continuation des articles sur la mise en place d’un serveur Debian.

C’est partit pour la mise en place du système WOL (WakeOnLan) sur le serveur. Avant de commencer, vous devez vous assurer que votre carte-mère et votre carte réseau supportent le WOL et que cette fonction est bien activée dans le BIOS. C’est chose faite pour moi.

Premièrement, il nous faut installer les ethtool :

aptitude install ethtool
Une fois que l’installation est terminée, vous devez l’exectuer avec le nom de votre interface réseau WOL (eth1 chez moi) en argument :
ethtool eth1
Normalement, vous devez avoir une sortie de ce type :

homeNAS:~# ethtool eth1
Settings for eth1:
       Supports Wake-on: g
       Wake-on: d
       Link detected: yes
Le “d” à la ligne Wake-on veut dire que la fonction WOL n’est pas activée sur la carte. Nous allons donc remédier à cela :
ethtool -s eth1 wol g
Normalement, si vous refaites la première commande, votre sortie devrait être :
homeNAS:~# ethtool eth1
Settings for eth1:
       Supports Wake-on: g
       Wake-on: g
       Link detected: yes
Maintenant que cette fonction est activée, il vous faut l’adresse physique (MAC) de votre interface. Pour l’obtenir, dans mon cas, ça donne :
homeNAS:~# ifconfig eth1 | grep HWaddr
eth1      Link encap:Ethernet  HWaddr 00:02:b3:09:76:bc
Remplacez bien sûr eth1 par le nom de votre interface. L’adresse MAC est la série de doublets que j’ai mis en gras ici. Ensuite, utilisez votre le client WOL de votre choix (j’utilise wakeonlan sous Ubuntu) pour allumer votre serveur à distance !

Posted in None at March 29th, 2009. Comments.

Installation d’un serveur SSH sous Debian

Voilà le premier article qui fait suite à celui du récit de l’installation du système de base Debian.

Nous allons ici mettre en place un serveur SSH afin de pouvoir administrer la machine à distance et pouvoir continuer son installation sans avoir à changer de clavier.

Toute la procédure est faite en tant qu’utilisateur root ! J’utilise VIM comme éditeur de texte (pour les fichiers de conf), mais vous pouvez évidement le remplacer par l’éditeur de votre choix.

Premièrement, nous devons installer le logiciel serveur. J’ai l’habitude d’utiliser openssh, l’installation se fait donc par la ligne :

aptitude install openssh-server
Le logiciel est installé, il faut maintenant passer à la modification des fichiers de configuration pour des raisons de sécurité.

Ouvrez le fichier /etc/ssh/sshd_config. J’interdis la connexion directement en tant que root : je modifie la ligne suivante :

PermitRootLogin no
Ensuite, je rajoute la ligne :
AllowUsers kizlum
pour n’autoriser que mon compte à se connecter en SSH (je suis le seul à être administrateur, il n’y a donc aucune raison que quelqu’un d’autre se connecte en SSH).

Pour prendre en compte directement les modifications, je relance le service :

/etc/init.d/ssh restart
Bien. Le serveur est maintenant opérationnel. Cependant, je préfère une connexion par clé privé / clé publique plutôt qu’une simple connexion par mot de passe.

Les commandes ci-dessous sont à entrer sur votre CLIENT, et pas sur le serveur, avec les droits de votre utilisateur habituel !

Création de la clé privé et de la clé publique :

ssh-keygen -t dsa
Entrez votre passphrase (genre un truc un peu long). lorsqu’il demande où enregistrer id_dsa, j’ai choisis de laisser l’emplacement par défaut. Une fois la clé crée, il faut ensuite l’exporter sur le serveur distant :
ssh-copy-id -i ~/.ssh/id_dsa.pub votreuser@adressedevotreserveurssh
A partir de là, la passphrase vous sera toujours demander à chaque connexion SSH. Cependant, il y a moyen de ne plus la taper grâce à la commande :
ssh-add
Une fois que vous avez fait mémoriser à votre client la passphrase avec ssh-add, vous pouvez vous connecter en SSH à votre serveur comme avant :) .

Posted in None at March 29th, 2009. Comments.

Récit : installation d’une Debian pour un serveur

Bien, je vais ici raconter ma petite histoire d’installation d’un serveur perso. Pour être plus précis, de l’installation d’un système de base Debian, l’installation du serveur en lui même va se faire en plusieurs temps dans des billets séparés. Je vais passer les détails concernant la quête des divers composant. Au final, je me retrouve avec un PIII 650MHz 60Go de disque dur et 192 Mo de RAM (et un lecteur DVD de base).

Premièrement : choisir sa distrib à installer et préparer un CD. Moi choix s’est encore porté sur une Debian (5.0, stable). Je télécharge l’ISO de la version netinstall que je grave ensuite sur un CD grâce aux outils intégrés à GNOME. Une fois que la gravure est terminée, les hostilités peuvent commencer :

On boot sur le CD, chargement de l’interface. Au fil des écrans de configuration, je choisis Français / France pour la linguistique, “homeNAS” comme nom de machine et “WORKGROUP” comme domaine (pour le faire correspondre avec celui des autres machines, c’est plus pratique).

Suit le formatage des disques : Taille totale du disque dur : 61.5 Go

  1. 60.9 Go : format de fichier ext3, montée sur/
  2. 575.7 Mo : swap

En général, je met en taille de partition swap le double de la RAM de la machine, plus du rab.

L’installateur se débrouille pour récupérer les paquets (installation par Internet oblige) et les installe tranquillement. C’est le moment d’aller chercher un café :) .

Enfin terminé, l’installateur me demande le mot de passe root. Réflexe : Strongpasswordgenerator.

Configuration du premier utilisateur non-root : j’ai pris comme nom : “kizlum”.

Le panneau suivant me demande le miroir de l’archive Debian : France > ftp2.fr.debian.org.

L’installateur configure ensuite APT puis procède à plusieurs téléchargements et installations. La aussi, on peut faire une pause.

Après toutes ces installations, il me demande si je veux ou non participer au popularity-contest. Même si j’ai confiance en Debian, je n’y participe pas pour des raisons que j’expliciterais dans un billet postérieur.

Il me demande ensuite quels logiciels installer : je décoche tout : je préfère partir avec un système le plus propre possible. L’installateur télécharge et installe ensuite les paquets correspondant à ce que vous avez choisis dans les logiciels à installer. En dernier lieu, il installe et configure GRUB si vous lui dites “oui” au panneau suivant. C’est ce que je m’empresse de faire.

L’installateur exécute quelques scripts de post-installation et éjecte le CD en demandent de redémarrer : c’est partit.

L’ordinateur redémarre sans soucis, GRUB s’affiche et laisse la main au noyau, qui se charge et me laisse enfin la main. Connexion en tant que root dans un premier temps.

Dans un premier temps, je vérifie que tout est bien à jour :

apt-get update
aptitude safe-upgrade
Voilà, l’intallation est terminée, je vais ensuite écrire un billet par services à mettre en place.

Posted in None at March 29th, 2009. Comments.